POÉSIE QUÉBÉCOISE | Les poètes des éditions du Noroît sont dans la place !

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POÉSIE QUÉBÉCOISE | Les poètes des éditions du Noroît sont dans la place !

Au lendemain de leur passage au Poetik Bazar de Bruxelles, une poignée de poète·esses des Éditions du Noroît, incontournable maison d’édition québécoise, feront résonner leurs voix sur la Place Maurice Servais (au Kiosque) ! L’occasion rêvée de découvrir la vivacité de la poésie québécoise avec des auteur·rices qui font la grandeur de cette maison, fière de ses cinquante-deux ans d’existence.

Les Éditions du Noroît

Maison de référence en matière de poésie québécoise, le Noroît a pour mission de rassembler autour du poème différentes voix en proposant des livres qui reflètent les préoccupations de notre monde. Fière de défendre ce genre littéraire dans toute sa production, la maison cherche avant tout à faire rayonner au Québec et à l’international la présence et l’importance des poètes dans la sphère publique. Libre et rassembleur, le Noroît souffle où il veut.

Les poète·sses présent·es et leurs ouvrages

*La liste des auteur·rices présent·es lors de cette soirée évoluera au fil des prochaines semaines. Gardez l’oeil ouvert sur cette page, nous la mettrons à jour régulièrement.

Martine Audet avec Des formes utiles

Martine Audet a publié, depuis 1996, une douzaine de livres de poèmes ainsi que quelques livres d’artistes et albums pour enfants. Elle a participé à différents événements littéraires et artistiques au Québec et ailleurs ; certains de ses poèmes ont été traduits en allemand, anglais, catalan, espagnol et italien. Invitée d’honneur au Marché de la poésie de Paris en 2018, elle a, entre autres distinctions, reçu le prix Estuaire, le prix Alain-Grandbois, et pour son plus récent livre, La Société des cendres suivi de Des lames entières, le prix poésie du Gouverneur général 2020 et le Grand prix Québecor (ex-aequo) 2020 du Festival international de la poésie de Trois-Rivières. Elle est membre de l’Académie des lettres du Québec.  — Crédit photographique : ©Martine Audet

Des formes utiles est un recueil de vaillance et de veille. Il est le côté face du vide et des manques, du froid et de l’oubli. Ce à quoi le cœur résiste ou cède. Et il est tout autant, depuis l’entaille profonde, à coup de questions, d’étonnements et de rêves, ce que, de l’être et du comment, les mots donnent à voir ou à taire. Peut-être ce à quoi les vents nous préparent. Accompagné de cercles réalisés au crayon par la poètesse, le recueil donne à voir son avant-poème, sorte de lexique monoculaire où se font et se défont les formes à venir. Hypnotique, l’écriture de Martine Audet poursuit son travail d’orfèvrerie dans les sinuosités de la langue et de notre rapport au monde.

Marise Belletête avec Je laisse les enfants disparaître

Native de Mont-Joli, Marise Belletête est chargée de cours à l’Université du Québec à Rimouski. Son premier roman, L’haleine de la Carabosse, est paru en 2014 aux éditions Triptyque. Lauréate du Prix de poésie Radio-Canada 2021, elle a aussi publié plusieurs textes en revue (Moebius, XYZ, Estuaire, Le Sabord et Exit). Après avoir exploré l’univers des contes merveilleux et ses résurgences dans la création littéraire durant ses études doctorales, elle continue d’écrire des histoires et quelques poèmes pour effrayer le loup. — Crédit photographique : ©Laurie Cardinal

Sans enfant qui court devant soi, où s’enfuient les traditions ? À l’image d’une courtepointe, les poèmes de Marise Belletête reprennent le fil perdu de l’héritage et remettent au métier à tisser l’ouvrage du temps. Telle une Pénélope, la poètesse tisse et détisse les souvenirs d’une enfance qui s’enfuit, devenant à la fois fille d’une lignée improbable et mère-fantôme. Peu à peu, la perte laisse place à un silence habité, celui d’une filiation féminine liée par les recettes de grand-mère et par la beauté variqueuse des cicatrices. Je laisse les enfants disparaître est un recueil d’ourlets décousus et de traumas reprisés en dentelle.

Jessica Côté avec Saisons ennemies

Jessica Côté publie des nouvelles, des récits et des poèmes dans des revues d’ici et d’ailleurs. Elle a aussi réalisé des documentaires, des vidéos d’art et des vidéoclips. Elle est administratrice et chargée de projet à La poésie partout. Saisons ennemies est son premier recueil. — Crédit photographique : ©Marie-Claude Guay / Ariane St-Pierre Cyr

Dans ce recueil sur les turbulences du désir, l’espace-temps se dérègle, les saisons ne se reconnaissent plus, un brouillard s’installe provoquant à la fois chutes et ascensions fulgurantes. À travers une poésie intime, Jessica Côté nous livre sa lutte contre un amour impossible à l’heure où la jeunesse s’enivre et que les tremblements du corps usent. La fête s’acharne, mais le cœur s’essouffle. Entremêlée à une musique forte qui réveille la mort, une voix s’éreinte à se réparer.

Charlotte Francoeur avec Adieu les crevettes

Charlotte Francoeur est poètesse et codirectrice des Éditions du Noroît à Montréal. Elle a cofondé, en 2016, les Éditions Omri, dont elle assurait la direction littéraire et artistique. Elle est l’autrice de Hier est une violence (Omri, 2020) et coautrice de Maison suivi d’Une pratique de l’instant (Omri, 2020), en collaboration avec Louise Warren et Éloïse Lamarre. — Crédit photographique : ©Alexandre Roy

À l’intérieur d’une petite boîte, trois avortons, trois disparues fantasmées, surnommées crevettes, vivotent. Non-mère de cette non-vie, la narratrice choisit le vide du ventre afin d’échapper au destin tragique de celles qui l’ont précédée. Car au bal des absentes, la mort rôde inlassablement. Recueil de deuil, de colère et de compassion, Adieu les crevettes est une reprise de pouvoir sur les rouages filiaux qui enchaînent, une ode à l’amour maternel et à la liberté de choix.

Nana Quinn avec Le reste grandit

Nana Quinn est poète et artiste visuel·le. Lauréat·e du prix de poésie Radio-Canada 2020, iel aime se coucher dans les bancs de neige, danser en bobette et pleurer dans l’autobus. Après Mauve est un verbe pour ma gorge (Poètes de brousse, 2021), Le reste grandit (Noroît, coll. Omri, 2023) est son deuxième livre. — Crédit photographique : ©Charline Clavier

Livre d’artiste sur la disparition et l’amour, Le reste grandit plonge au cœur des épanchements liés au deuil d’une relation amoureuse. Tantôt frêle, tantôt brûlante, la voix cicatrise à travers un quotidien peuplé de soleils rouges, de larmes échappées et de voyages en pouce le long du fleuve Saint-Laurent. Dans ce journal à la fois poétique et visuel, Nana Quinn trace les contours d’une solitude nouvelle avec les restes friables des souvenirs. Les territoires extérieurs et intérieurs se lient et s’installent dans les lieux désertés par l’autre. Une rencontre intime se dessine. La vie reprend. Une vie frémissante, pleine comme un fruit mûr sur le point d’exploser.


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