Les Fleurs du Mal – Alain Carré -journée et soirée

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Informations sur l’événement

Un spectacle au parfum de soufre

Adaptation, jeu et mise en scène : Alain Carré

Arthur Rimbaud disait de lui :  « Baudelaire est le premier voyant, roi des poètes, un vrai Dieu. »

« Lorsqu’il meurt le 31 août 1867, à quarante-six ans, Baudelaire emporte avec lui, entre autres promesses déçues, celle de raconter sa vie – de venger sa vie. Les fragments qui nous sont parvenus de cette entreprise parallèle, de confession et de colère, se rassemblent autour de trois œuvres en projet :

Fusées, où l’intention autobiographique n’apparaît encore qu’en filigrane ;

Mon cœur mis à nu, où s’affirme avec violence le malaise de l’ambiguïté – se tourner vers soi ou contre les autres ;

La Belgique déshabillée, cette « pauvre Belgique » qui eût pris la forme d’un pamphlet dirigé contre les Belges et, à travers eux, contre le genre humain. »

Ainsi, Alain Carré a choisi de glisser quelques unes de ces redoutables piqûres littéraires entre les poèmes parfaits, tant travaillés et corrigés, des Fleurs du Mal.

Une manière de montrer le poète au travail dans sa réflexion à voix haute. Un mot tiré de cette entreprise, demeurée inachevée, explique parfois la naissance d’une fleur au parfum de soufre…

« Sois toujours poète. Même en prose » écrit Baudelaire.

Lisez, relisez et écoutez Baudelaire dans le texte ! Rien n’est gratuit ; l’essentiel y sue à chaque ligne, à chaque vers, dans ses poèmes, ses petits poèmes en proses, dans ses carnets intimes, ses articles sur la peinture et la sculpture, sa correspondance.

Un humour terrible et ravageur traverse les dix dernières années de sa vie, de la sortie des Fleurs du Mal à sa mort dans les bras de sa mère, rongé par l’opium et le gros rouge qui tache…

« En même temps, la gloire est faite. »

Horaire : en journée à 10h et à 13h, en soirée à 20h