Mots-aïque de vidéos poétiques

Événements

Informations sur l’événement

Ces 27, 28 et 29 novembre derniers, aurait dû avoir lieu notre festival Mots-aïque. Annulé pour cause de Covid, nous avons souhaité le faire vivre un peu, en offrant des cartes blanches aux artistes qui auraient dû s’y produire. Elles ont été postées chaque matin entre le 30 novembre et le 11 décembre et sont toujours disponibles sur nos réseaux sociaux.

La première rencontre que nous vous offrons concerne le seul en scène A-vide dont la première devait se tenir le samedi 28. En attendant de se retrouver, son équipe vous propose de rencontrer Charlotte. « Menue, timide, sans rien à raconter que son histoire de rien. Histoire de vide, de balancement. Son histoire qui ne se raconte pas avec ses mots qui ne sortent pas clairs. »
– Une création d’Aurélien Dony, assisté de Nathalie De Muijlder – performance de Charlotte Simon – musique de Jérôme Paque.

Jour 2. bienvenue en décembre. Nous vous proposons une autre capsule inédite, créée par l’un de nos invités du Festival Mots-aïque.
Merci au poète Thibaut Creppe pour cette lecture moderne et puissante d’extraits de son recueil « La Ville endormie » ! Nous espérons que vous apprécierez autant que nous de suivre cette voix qui vous guide entre ombre et lumière, entre rage et douceur…

Jour 3. La troisième journée de la Mots-aïque de vidéos d’automne est consacrée à Timotéo Sergoï. Le poète et comédien a choisi de lire des extraits de « Apocapitalypse », le recueil qu’il devait présenter lors du Festival… Une lecture en cinq chapitres par un poète nomade hors du commun.

« Le ciel est plein de neige, d’orages et de prières. La foudre doit tomber, nous l’attendons debout. »

Jour 4 et la joie de féliciter Maud Joiret, lauréate du Prix de la première œuvre en langue française de la FWB pour son recueil « Cobalt » !
Découvrez, dans cette vidéo intitulée « Paysage avec vaches », sa proposition poétique originale, faite de mots forts et percutants et de rythmes marqués. « Devenir vache, c’est une prière à désapprendre qui m’occupe ».

JOUR 5. Nous retrouvons Timotéo Sergoï ce matin pour un second moment de lecture d’extraits issus de son carnet de voyage : « Traverser le monde avec un sac de plumes ». Sans quitter votre chaise, voyagez en Laponie, au Brésil ou encore, comme ici, en Russie.

« Dans ce souterrain clair, plus large que haut, ce couloir d’or et de lumière, courent des millions de chapkas, de robes de soie et de bas nylon noirs. Ils ne se regardent pas, personne ne peut dire si un jour vous croiserez là l’amour de votre vie. Personne ne peut le supposer car la vie en Russie, à Moscou comme ailleurs est un défi à la vie. On y survit plus qu’on y respire. On y transpire plus qu’on y sourit. »

Jour 6. Nous reprenons notre Mots-aïque de vidéos poétiques avec des extraits de « La fabrique à cercueils », de Jérémie Tholomé, à qui nous souhaitons un heureux anniversaire (le 7 décembre 2020) !
La poésie de ce recueil, paru en novembre 2020, est de celles qui sont faites pour être dites, ses mots vifs incisent le quotidien, mots-cris, sons percutants, entre espoir et révolte.

« Je rêve que je rêve que je ne porte pas de montre, parfois. Je rêve que je rêve que plus personne ne sait lire l’heure, parfois. Je rêve que je rêve d’amour analogique et longue durée. Parfois, je rêve que je rêve que je vois le vent. Je rêve que je rêve que j’existe. Parfois, je rêve que je rêve que je possède une armure en écailles de poissons d’avril. Parfois, parfois, je rêve que je rêve que je vis dans un monde juste, une justice que j’ai moi-même sciée. Parfois, parfois, je rêve que je rêve qu’un oiseau me parle. »

Jour 7 des mots-aïques d’automne (qui revêtent un parfum d’hiver ce matin car il neige en Ardennes d’où nous vous écrivons).
Nous avions invité Perrine Estienne, dont la poésie est un petit bijou d’oralité, sur la scène du Festival.

Accompagnée de Sophie Sénécaut, elle vous propose une vidéo un brin contemplative, fragment interpellant d’un projet poétique de plus grande ampleur, fait de paroles et de gestes entendus…

Capsule numéro 8. Aurélien Dony, accompagné par Jérôme Paque, vous propose un extrait de son « Amour noir », qui paraîtra au printemps. Mots, musique, mains qui accompagnent. Questions, paroles qui galopent, puis se posent.

« Et toi de ta main nue, tu défais tous mes gestes. ‘Que fais-tu’, je demande. Tu te tais. Juste tu défais tous mes gestes, tous mes gestes et mes mots, tous mes gestes, tous mes mots, mes gestes, mes vestes, mes mots. Tout sur le sol. Tu dis ‘il pleut, le vent souffle dehors’. Tu dis ‘je t’aime’ et tu m’embrasses. »