DEWOLF Philippe


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CHEMIN MOUILLE

Voici venue l'abondance
A ne plus savoir qu'en faire
Selon l'air, la pluie, se soleil en souffrance
Du côté des nuages qui s'escortent
En plein essor.

Qu'ils se grisent et se gavent
En se montant la tête
Jusqu'au premier sang,
Ils s'en sortiront, les lèvres
Imprégnées jusqu'au premier sang.

Arrive le temps des ravages,
Des fins de bataille:
Ils se larguent, défaits,
Jusqu'au dernier souffle.

Mais qu'ils se ravisent,
Tu verras se lever leur émeute
En monceaux de silence
Comme l'amour à nouveau sans contrainte,

Le matin mise au net,
Le soir ébouriffée.

Commentaires


Nothons que la tournure d'esprit et le style des Piqueray, si typiquement "bruxellois" en même temps qu'internationaux, en ont fasciné plus d'un, comme Philippe Dewolf (1952), qui leur dédie son "duvet de vin" d'un cru acrobatique.
Journaliste, comme Fano, Dewolf se trouve au premier rang du quotidien; son inquiétude et sa révolte, d'abord contraintes par une abstraction assez hermétisante (Salsa Maourena, 1975), usant ensuite de l'humour, en arrivent à l'expression directe.
Mais comment exprimer avec une justesse percutantes son horreur du nazisme, des dictatures ou des génocides?  On comprend que la franchise de Dewolf s'interroge en "poèmes provisoires".

Bruxelles Poésie, L'arbre à Parloles 2000

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