BERNIER Claudine


Biographie

Née à Berchem-Sainte-Agathe le 12 août 1935.

Ecrivain francophone, fille du poète Armand Bernier, professeur de français et filleule du poète Auguste Marin. Poète.

Source : Paul Legrain. Le dictionnaire des Belges. Bruxelles : Legrain, 1981.

Bibliographie

  • Poèmes de mes six ans, Ed. du trèfle à quatre feuilles, Bruxelles, 1949.
  • Les bûchers sur la mer, Les cahiers du Nord, Bruxelles, 1962.
  • Les noces du vent, Debresse, Paris, 1970. Grand Prix de l' Académie poétique de Provence 1970.
  • Toute l'âme du ciel, André Derache, Bruxelles, 1972.
  • Comme la rose sur la croix, J. Dieu-Brichart, Ottignies, 1983.
prose
  • Trois monde transparents, Auguste Marin, Armand Bernier, Maurice Carême, Le Thyrse, 1966.
  • Du Langage e l' Ecume au Souvenir de Feu, Rraymond-Jean Lenoble, LA Revue Générale, 1994.
  • Auguste Marin ou Il ne faut pas laisser mourir les poètes, La Revue Générale, 1994.

Textes


(Extrait de Comme la rose sur la croix)

Ma soeur que l'on dit morte et qui n'es qu'endormie,
Si tendrement lovée aux confins de moi-même,
Ma sirène aux yeux clos, chaque soir plus dolente,
Plus lasse en mon miroir où mille étoiles mentent,
Plus sauvage que l'eau qui sur nous se referme
Comme un nid de coraux s'agglutine à l'épave,
Quel chant d'amour pourra jamais te réveiller?
Quelle couronne d'or faudra-t-il qu'on te cède
Pour que, sous les doigts d'un aède,
Tu émerges des flots de ton glauque sommeil?
As-tu donc amarré tes barques au soleil?
Es-tu la fiancée du Prince de ce Monde?
                         
                           * * *

Père, je n'ai pas su forcer cette barrière
D'ombre mêlée de vent qui tu mis entre nous
Et je cherche à genoux cette barque solaire
Comme une vierge sage apprivoise le Feu.
Quand sa couleuvre d'or vient me lécher les doigts,
Quand l'arc-en-ciel pâlit sous le poids de l'archange,
           Quand l'oiseleur se prend aux rêts 
           De la douceur faite mésange,
           Père,
Je voudrais être assise à la droite d'un roi!
O soleil couronné de serpents méphitiques,
Je serais sous sa main cette gazelle unique
Dont la corne de nacre au fil des jours s'allonge!
Même si dans l'enclos je tire sur ma longe!
Même si je dois être enfermée en la Tour!

Ah! Qui nous guérira de l'amour de l'Amour?

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