ABRASSART Fabien


Biographie

Né à Bruxelles en 1973. Publications dans plusieurs revues dont Le Mensuel littéraire et poétique du Théatre-Poème, Les Élytres du hanneton, Matières à Poésie.
Fabien Abrassart est lauréat 2009 de la Bourse de Poésie de la Fondation SPES, pour son projet d'écriture en relation avec "la question mystique de la Shoah : d'Auschwitz à Jérusalem". Il a également obtenu les prix Nicole Houssa pour La chose humaine et Émile Polak pour La part de personne, décernés par l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique.

Bibliographie

  • La chose humaine, Le Taillis Pré, Châtelineau, 2003. Prix Nicole Houssa de l’Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique.
  • La part de personne, Le Taillis Pré, Châtelineau, 2006. Prix Émile Polak de l’Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique.

En 2009, il reçoit une bourse pour un projet de publication en un volume des poésies complètes de Marcel Lecomte, sous l'intitulé Le vertige du réel, comprenant des inédits et suivies d'une lecture critique (source : Le carnet et les instants, n° 155).

Participation aux revues suivantes:

  • Le Mensuel Littéraire et Poétique
  • Les Elytres du Hanneton
  • Matières à Poésie

Textes


Couplet d’un pendu

Délivrez-nous des mâchoires du Livre,
Crypte figeant nos veines dans sa peau
D’homme mort-né, sommes cadavres beaux
Qu’il cisaille, éclats de vers souvent ivres :
Sous l’ombilic titubent les morceaux.

Votre vision par nos squelettes vibre,
Sinon l’hiver, le marbre et la clepsydre
Pourraient sûr, dès la chute, Amour dissoudre,
Tout poème au cœur relié va libre,
- « Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre! »

Tempes

Démons vidant mes caves et combles,
En mon cœur noyé battent vos ombres…

Enfant déjà, ils me nommaient traître
Du roi Néant d’où j’ai voulu naître.

M’ont ému, somnambule jadis,
Leurs suaves voix de précipice.

Qui cherchais-je en l’orage sinon
La soudaine ardeur, l’absolution ?

Or l’éclair ne m’ayant pas élu,
Je puise à leur bouche mon salut.

Démons vidant mes caves et combles,
En mon cœur noyé battent vos ombres…

(extraits de La chose humaine)

Nous fragmentons l’infini de peur qu’il nous mesure, là, rendu tel que je fus avant de nous connaître, j’appris à me recroqueviller dans la pierre, passant inaperçu des élucidations, là-bas dans mon corps se fut septembre, je cultivais l’art d’abandonner les branches, nos mains d’érable roussissaient, aussi l’on se détache avec lenteur sous l’écorce, vous y tâtiez le pouls de ma guerre, écume à fond de cale.

 (…)

Suis-je embarqué dans la naissance, ah trêve de remugles, virevolte au cœur une pouliche folle, j’entend croître un sourire en l’étoile, clin d’oeil taquinant nos ténèbres.

(extraits de La part de personne)

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