VAN ROSSOM Christophe


Biographie

            Né en 1969, licencié et agrégé en Philosophie & Lettres, Christophe Van Rossom est un spécialiste des questions de poétique moderne et contemporaine. Il enseigne l’Histoire de la Littérature et du Théâtre au Conservatoire Royal de Bruxelles, mais aussi l’analyse de textes contemporains et la littérature belge à l’ULB, dans le cadre des Cours d’Eté.

            Auteur de nombreux articles et études parus en revues ou dans des volumes collectifs, il est membre du comité de rédaction de la revue L’Etrangère

            L’Académie Royale de Langue et Littérature françaises de Belgique lui a décerné le Prix Emmanuel Vossaert pour son œuvre critique.

Bibliographie

Essais

Il a publié un essai sur Mallarmé, Mallarmé, facile ? (La Renaissance du Livre), un volume qui rassemble un choix important de ses notes critiques, A Voix haute (Editions de l’Ambedui), ainsi que trois monographies aux Editions Luce Wilquin : l’une, consacrée au poète Jacques Crickillon, Jacques Crickillon : La vision et le souffle (2003), l’autre, à Marcel Moreau, Marcel Moreau : l’insoumission et l’ivresse (2004) et enfin au romancier Jacques Cels, Jacques Cels : architecte du sens (2010). Les Editions William Blake & Co. ont publié sa réflexion sur le personnage d’Athos dans la trilogie des Mousquetaires de Dumas sous le titre : Pour saluer le Comte de La Fère, volume de proses et de vers.

Poèmes

  • Sous un ciel dévoyé, Le Cormier, Bruxelles, 2005.
  • Savoir de guerre, Ed. William Blake & co, 2009.
  • Petit traité d'athéologie, Le Mayne (Saint-Clément, France) : Le Cadran ligné, 2010. Courriel : laurent.albarracin@gmail.com
  • Le rire de Démocrite, La Lettre Volée, 2013.

Textes


Saint François

              Berlinghieri écrit sur feuilles d’or l’art poétique le plus pur. C’est Saint François qui parle aux oiseaux. Les oiseaux distraits sont cependant étrangement ordonnés, comme s’ils figuraient une divine partition. Ils ne chantent pas ; ils écoutent.               Saint François interpelle la rumeur du vide et la fait danser. Il accomplit ce qu’il y a de plus sage en nous, dans la simplicité d’un geste, d’un sourire. Il parle, mais ses mots ne dominent pas ; ils caressent l’âme des choses. Parlant, il semble n’être pas là où l’appelle le monde.               L’herbe d’or où pépie le rien triomphe sous nos pas écrasants.       Tintoret
                La peinture n’est pas serve toujours.               Tandis que Titien invente le rouge, Tintoret remet de l’ordre dans les priorités. Il célèbre la vie battante, chaotique ; le désordre est une joie que même le Christ honore. Une chaise renversée sur une flaque de vin acquiesce.               Ce n’est pas l’homme qui préside aux cènes futures, mais la table souveraine.               Le sommeil et l’ivresse ne sont pas des fautes. La fadeur seule est pécheresse.               Tintoret chorégraphie l’énergie. Il postillonne quelquefois, mais c’est grand art que d’élever un enthousiasme à cette force vibrante, qui rayonne jusqu’à nous.

 

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