DUPREZ Michel


Biographie

Né le 24 août 1950 à Charleroi (Belgique) où il réside toujours actuellement. Débuts en poésie en 1972 avec la parution d’un premier recueil : « A condition d’y croire » (Prix des Jeunesses Culturelles du Hainaut), Editions Graphing, Jumet. En 1978, l’Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique attribue son Prix triennal Emile Polak à « Langagements d’Orphée » (Editions Chambelland, « La Coïncidence », Paris). Un troisième ouvrage, « Présent ultérieur », voit le jour à « La Renaissance du Livre » (Bruxelles)  et reçoit le Prix Hubert Krains décerné conjointement par la Régie Générale des Postes, à Bruxelles, et l’Association des Ecrivains Belges de langue française. Chroniqueur littéraire pour le compte de l’hebdomadaire « 4 millions 4 » ainsi que les revues « Marginales », « L’Ethnie Française » et « L’Arbre à Paroles ». Collaboration pendant 20 ans aux quotidiens « Le Journal et Indépendance/Le Peuple » ainsi que « La Nouvelle Gazette ».

 

Bibliographie

  • À condition d'y croire, éditions Graphing, Jumet, 1972.
  • Langagements d'Orphée, éditions Chambellend, "La coïncidence", Paris, 1978.
  • Présent ultérieur, La Renaissance du Livre, Bruxelles, 1981.
  • L'amour dans l'âme, éditions Amalthée, Nantes, 2005.
  • Rêve-toi et marche, 2010.
  • À contre-nuit, chez l'auteur, 2011.
  • Livre de bord, chez l'auteur, 2011.
  • Nom de plume : oiseau, chez l'auteur, 2013.
  • Tous ses ouï-dire sont des oui-sens, chez l'auteur, 2015.
  • En toute co-errance, chez l'auteur, 2016.

Textes


Chœur battant

Ce soir, la lune a repris ses quartiers, l'homme un tant soit peu cultivé réalise qu'il n'est pas seulement le fruit du hasard, que son double a déménagé son jardin côté cour et l'ange venu nous apporter la mauvaise nouvelle en coup de vent s'est donné bien du mal pour paraître crédible; mais, heureusement, on ne l'a pas cru.
Car ce bonheur si enivrant est la vérité vraie et ne pourra que continuer à l'être. Il suffit de voir l'effet qu'il produit sur nous dès qu'il fait claquer ses lanières de sang sous la peau et que son long manteau de justicier constellé d'étoiles pourfend la surface trop lisse de nos chants pourtant déjà striés de cicatrices pour deviner quelle nouvelle mascarade a encore servi d'alibi cette nuit au mensonge.
 
Michel DUPREZ

Commentaires


Dans la presse…

« Il y a chez Duprez des accents persiens, mais dont la noblesse se trouve sans cesse harcelée par un esprit critique insatiable  (…) Gageons que cette œuvre continuera de raviver son déchirement, d’amplifier et de diversifier ses résonances de paradis et d’enfer, de dire avec de plus en plus de force la grandeur et la honte de la parole poétique. » (Jacques Crickillon). 

« Je salue ici la naissance d’un poète qui sera l’un des plus grands et des plus vrais d’une génération qui s’éveille. » (Joseph Delmelle). 

*

«Présent ultérieur confirme incontestablement ce que nous étions quelques-uns à penser de ce jeune poète d’ombre et de feu, sérieux et méditatif, tout en cris assourdis et en graves interrogations, à savoir, chose combien rare, qu’il a quelque chose à nous dire et qu’il sait le dire, et surtout le chanter, le communiquer, sachant faire silence en son recueillement, près de la lampe des songeurs et des nocturnes. » (Louis Daubier).