Poèmes inédits, par Silvia Vainberg


Auteur : Silvia Vainberg
1   Intrigants mais innocents lotus de neige, boutons d’ambigüité hermétique et fluide que les vents auscultent à chaque retour lunaire. Nœuds qui se croisent en losanges mauves révélateurs d’un arc-en-ciel arraché à la blancheur. Archétypes de candeur condescendante sous le joug du froid devant tes pied sans but.   2   L’emblématique du ruisseau compulsif c’est la discordance avec son identité d’eau fraîche qui bifurque en un essaim sans solution, sans discernement à l’approche de son destin multicolore. Quelle échappatoire autour du point zéro d’une cartographie de fissures, confusion de crevasses sans références, coups secrètement alertes qu’ont remémoré les fentes fermées. Malgré que l’eau vive immune en la luxure des multiples peaux de la rosée, anneaux bordant le centre où ausculter l’or, irriguer l’initiale ouverture, ou son renoncement, occultation ou son oubli.   3   A l’arrière du visage sablonneux, l’insolite, l’extase frappent le corps dans les octaves du silence. D’entaille en entaille les os ont été arrosés par une suggestion pure, oppressive et d’une ambre ténacité. A la limite de la boue fraîche les pieds riment le canon du palpable pendant que la modulation d’une main la véritable main la main de la tendresse brise la spéculation de l’âme soumise à la pacification d’un miroir.     Silvia VAINBERG   Poèmes inédits

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