MINNE Jules


Biographie

Né en 1903, décédé en 1963.

Bibliographie

  • Au Seuil du Jardin Nostalgique, Henriquez, Bruxelles, 1929.
  • En Amont du rêve, Henriquez, Bruxelles, 1930.
  • L' Intime Obole, Henriquez, Bruxelles, 1931.
  • Roseaux du Silence, Henriquez, Bruxelles, 1932.
  • Champs de l'angoisse, Les Cahiers du Journal des Poètes, Bruxelles, 1938.
  • Celui qui cherchait la Lumière, 5 tableaux, Les Cahiers du journal des Poètes, Bruxelles, 1938.
  • L' Habitant de la terre, Yakusu, Congo Belge, 1943.
  • Les Rythmes Solaires, Constantia, Johannesbourg, 1944.
  • Univers et Poésie, Essai sur la Poésie cosmique, Belgique d' Outre-Mer, Léopoldville, 1945.
  • Bornes de l' Océan, L' Essor du Congo, Elisabethville, 1946.
  • Les Moissons intérieures, Dison, A l'enseigne du Plomb qui fond, 1949. Prix triénnal de Littérature Coloniale 1948-1951.
  • Tant que la lumière monte, Antibes, Iles de Lérins, 1950.Prix triénnal de Littérature Coloniale 1948-1951.
  • Forêt Equatoriale ou l' Afrique et le Sens de l' Humain, Editions RAF, Léopoldville, 1951.
  • Stèle à l' Enfance, précédé de Sève Bantoue, Editions des Artistes, Bruxelles, 1952.
  • Sève Bantoue, Ed. des artistes, Collection " Europe-Afrique", Bruxelles, 1952.
  • Les Eléments d'une Poésie Bantoue, Académie Royale des Sciences Coloniales, Bruxelles, 1954.
  • Méridien de l'aube, Bruxelles, La Maison du Poète, Bruxelles,1954.
  • Vertu d'être soi-même, Librairie Les Lettres, Paris, 1957.
  • Les Iles de l' Humain, Ed. du C.E.L.F., Malines, 1957.
  • La Leçon des tropiques, Essai.
  • Synthèse de l' Afrique, essai.
  • Les Chemins de la Planète, Ed. du C.E.L.F., Malines, 1959.
  • Invisible toi-même, Bruxelles, Edititons du Verseau, 1961
  • Sable et limon, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1966

Textes


Nuit d'océan, branches marines

Nuit d'océan, branches marines
Où tous les arbres m'ont parlé
L'aube passe et le jour m'exile
Dans tout ce qu'il faudra créer.

Dans l'enchevêtrement des algues
Où la tempête m'a poussé
Me voici revivre, noyé
Sous tant de forces qui m'assaillent.

Il faudra rendre à la forêt
Cette magie aux jeux d'aurore...
Les voix du monde vont éclore
Et l'univers nous reconnaît.

Commentaires


Après des années de poésie diffuse et spiritualiste, voisine parfois d'Armand Bernier et de Géo Libbrecht, Jules Minne a profité de ses séjours en Afrique, notamment au Congo belge, pour donner à ses vers une stridence moins élégiaque.  Les grandes forêts équatoriales sont alors devenues son thème de prédilection.  Disciple de Paul Valéry à ses heures, il a su en peupler avec adresse des textes de plus en plus pathétiques et de plus irrémédiables lui vient: il est alors un poète de l'infini et de la précarité.

Editions Traces, Bruxelles "La poésie francophone de Belgique (1903-1926)