MELLOY Camille


Biographie

(Melle, 1891-1941) Pseudonyme de Camille De Paepe. Ecrivain francophone, prêtre et professeur. Il publie ses premiers vers alors qu'il est combattant (guerre 1914-18). Essayiste, conteur pour enfants, il est aussi traducteur de contes et de romans néerlandais de Félix Timmermans, Stijn Streuvels et Herman De Man.
  Source : Paul Legrain. Le dictionnaire des Belges. Bruxelles : Legrain, 1981.

Bibliographie

  • Chansons d'automne, musique de J. Van Nuffel, de Vestel, éd., Gand, 1919.
  • Le beau réveil, essai sur le renouveau spiritualiste dans les lettres, Cattier, éd. Tours, 1922.
  • Le Soleil sur le village, Bruxelles, Editions de la Jeunesse nouvelle, 1923
  • Le Parfum des buis, Perrier, Paris, Editions de la Revue des Poètes, 1929
  • Enfants de la terre, Paris, Bloud et Gay, 1933
  • Le chemin de la Croix, Paris, Desclée De Brouwer, 1935
  • Le Miserere du trouvère, Id., 1937
  • Requiem, Paris, A. Magné, 1941
  • Trois marches pour le temps de noël, 1940
  • Le livre des fêtes, 1931
  • Variations sur des thèmes impopulaires, 1939
  • Les plus beaux poèmes de Camille Melloy, 1942
  • Ving-sept petites élégies, 1927
  • Retour parmi les hommes, 1930
  • Louange des saints populaires, 1932

Textes


A d'autres le chant exemplaire
A d'autres le chant exemplaire
                Bien ordonné.
Assez le chansons pour leur plaire:
           j'ai tout donné.
 
Cassez six cordes à ma lyre
           Et n'y laissez
Que la plus dure, d'où se tire
          Le cri blessé.
 
Effacez l'arc-en-ciel trops tendre,
         Un peu chromo.
Sur un fond de sang et de cendres
               Ecce homo!

Commentaires


Poète croyant, Camille Melloy ne l'est pas à la manière de  Max Elskamp: il n'y a chez lui aucune grâce méditative, mais une lutte permanente, où la sévérité se pare d'images cruelles.  Descendant de Villon, il rappelle les poètes du XVIe siècle, comme il peut évoquer certains peintres ou graveurs de la même époque: on devine l'austère inspiration d'un Dürer, voire la grande peur et les hantises de la mort, chez un Jacques Callot.  Il y a en lui, par instants, une gravité narquoise, qui étonne.  Entouré d'épigones et de rimeurs impénitents, il garde une dignité exemplaire.

Editions Traces Bruxelles 1987 "La poésie francophone de Belgique"