STREEL André


Biographie

Biographie en prose   Comme généralement commence par naître, à la naissance du Geer, au village du même nom justement, au cœur de la Hesbaye catholique et limoneuse, en fruit des célébrations de la fin de la deuxième ou seconde guerre mondiale (biffer la mention inutile). Handicapé clandestin, grave et incurable anomalie nerveuse tôt détectée, condamnant à mort précoce mais indécise. Frappé encore de poésie chronique dès l’adolescence d’où mise en quarantaine sous pseudonyme plus wallon que hugolien : Claude Gueux (ferme-ta-gueule)… Dès lors voleur de vie, toujours armé, toujours prêt à dégainer pilules ou papier-crayon de poche, d’où cette plaquette à 20 ans, “Il bruine un peu”, puis beaucoup, des refus d’éditeurs, de quoi faire un recueil, en mal d’éditeur… La perle (orale) des formulations : « Impupliable, pas assez con ». Le virtuel qui sauve à la fin. Chercheur d’or spirituel tout en même temps, jusque dans le pire, sectaire, avant le meilleur, indien, variant au passage refuges de cœur et prostitutions alimentaires (contrôleur des contributions, homme d’ouvrage, expert fiscal, distributeur de journaux, gérant bancaire, conférencier, jongleur d’aiguillages, garçon au pair, gibier de créance…). Quelques prix épars, seul étranger sans doute à jamais avoir obtenu “le Prix (2001) de la meilleure défense de la langue française ” de Ministère de culture de République française pour plume française mais on ne vit le tricolore de la mienne que trop tard. Et encore membre actif des “Petites conférences de Liège” avec au répertoire de l’ésotérisme, “Extraordinaire Madame Blavatsky”, “Chaînes planétaires et rondes humaineset de la numérologie, “Si l’amour m’était compté ”... Projets littéraires tous types à la faveur de la retraite permettant d’enfin travailler ! Un site pour détailler un tantinet, qui devrait être mis à jour   http://www.andrestreel.be   et une autobiographie pour d’aventure détailler plus qu’un tantinet…  


Biographie en vers   Crépuscule   Je suis ce vieux gamin qui met des pantalons, Ce rugueux paysan fermé par un veston, Ce pur-sang cravaté qui galope sur place, Dans l'enclos d'un bureau perclus de paperasses.   Je suis ce déporté au goulag des moteurs, Ce sauvage enrhumé par les radiateurs, Ce rêveur en conserve et cet aigle reptile, Ce rut émasculé par les crocs de la ville,   Je suis cet oeil de lynx crevé par les néons, Ces muscles de trappeur en fauteuil de salon, Qui coururent pourtant jusqu'où seul l'esprit chasse, Qui crurent dépasser les confins de l'audace,   Je suis, sous trop de rien, ce fou plein de géant, Ivre, sous trop de murs, du vaste inapparent, Je suis ce scribouillard qui oublia d'écrire, Qui préféra laisser le vent perçant mieux dire,   Je suis ce trop verbeux, lesté de mots savants, Loin des nobles jurons des ultimes manants, Loin des grands lits de blé de leurs filles magiques Erigeant d'un baiser le sceptre volcanique!   Mais sous trop de petit, presque désespéré, Je cache un alchimiste, et son or enchanté Peuple de chevaliers sans peur et sans reproche Les châteaux nuageux que l'orage décroche!   Il pleut de ces Villon, de ces purs malandrins Tempêtant et tonnant les insolents refrains Qui réveillent les morts, qui secouent la Terre, Et font enfin trembler ses tyrans délétères!   Et je peux regarder, aussi gai sacripant, Se coucher lentement l'orgueil de l’occident, Et je peux renifler la douce pestilence De nos dieux pourrissants qui tombent en silence...   La nuit me rend le jour, je renais fils du feu, Le vrai soleil, premier, redore mon fier gueux, L’esclave redevient son esprit magnifique, L’ombre humaine remonte à la grandeur cosmique!

Bibliographie

Juste avant l’aurore terrestre, roman, éd. Publibook, 2005, 17€ Corps à cœur, poèmes, éd. Le Manuscrit, 2007, 13,90€ Vers de terre, poèmes, éd. Edilivre, 2008, 13€ L’homme cosmique, théâtre, éd. Edilivre, 2008, 18€ Des sectes à l’Avatar, autobiographie, éd. Publibook, 2008, 55€ Hauts de Forme, poèmes, éd. Edilivre, 2012, 16€   NB : Versions numériques possibles, voir sites des éditeurs. Sans parler des autoéditions  “Monordi” publiant au besoin des mini-recueils de poèmes ou des nouvelles.   Poèmes lauréats   PETITE FLEUR 1988 Concours Nivelles & 1994 Prix Apple (flamand) HESBAYE Prix 1991 AREW (Association Royale des Ecrivains wallons) de poésie ELLE Mention au concours 2000 UAICF (Union Artistique et Intellectuelle des Cheminots Français) LAGUNE Deuxième prix au concours 2001 UAICF DANSER 2001 Cheminots Belgique 01 Prix d’encouragement de la province du Hainaut JOURS SANS JOUR Prix spécial  2001 de la Délégation générale à la langue française (meilleure défense de la langue française) et Prix 2004 AREW de poésie POESIE Mention extraordinaire au Prix mondial 2010 de poésie Nosside

Textes


Autobiographie Des sectes à l’Avatar   Hypersynopsis   Chapitre I LA VIE DE CHÂTEAU - Divine innocence solitaire jusqu’à 5 ans. II COMMUNIONS SOLENNELLES - L’église du village la prolonge, l’école primaire l’en détourne. III TRANSES - A l’athénée de Waremme cinq professeurs m’apprennent l’humanité, savant compromis. IV COUPE DE FOUDRE - Entre le secondaire et l’université la puberté foudroyante et slave. V UNIPERVERSITE - La fin au début, la plus que mort à 18 ans : la dépression pour longtemps au bout de stupéfiants fortifiants mais « Le matin des magiciens » au milieu de la nuit. VI PSY - La psychiatrie pour m’achever, me condamnant à dix ans de psychotropes et narcoses. VII KAKI - Le défi du service militaire et thérapeutique. Ce bouleversement musical sans réponse trente ans durant… VIII FILLE DE LA JOIE - Autre thérapie, l’amour professionnel, sur fond de yoga, mélange des genres. IX CONTRITBUTION - Découverte, amère, du travail, du monde contributionnaire et de son secret… X MATRIMOINE - La possession maternelle est remplacée par la possession conjugale. XI INFAMILLE - Aboutissement, la paternité cauchemar : l’épouse Doctoresse Jekyll - Mrs Hyde me désintoxique et m’antiaime tout à la fois. XII BANCO - L’effondrement financier en plus des autres fait changer de monde, entrer en secte guérisseuse. XIII   LUNE DE FIEL – Déséquilibre à l’envi, le pire et le meilleur en même temps, comme jamais : le verbe guérit et détruit. XIV L’AGE MORT - 01-01-1980, l’âge d’or prophétisé n’est pas au rendez-vous. Mort du guru bien plutôt, vie sans vie dans les décombres de la secte jusqu’à rapt par la guru d’une autre secte. XV   SS3 - Après le catholique et le guérisseur, l’envoûtement ufologique de Super Secte 3.  Accueilli en Nicolas II par plus que sosie de Raspoutine !  XVI LOUIS-NICOLAS 18 Voyages sans frein dans l’espace et le temps, l’ivresse et la peur. “J’ai vécu sur deux planètes”de Phylos s’y revit, Louis XVI et Nicolas II ne font qu’un avec lui, avec moi! XVII NID DE VIMERE - Tenir, quitte à y crever, dans ce nid de vimère, jusqu’à vraiment savoir, maintenant ou jamais, unique obsession. XVIII GUERRE ET GUERRE - La vraie guerre en continu, verbale, spirituelle, comme une fin en soi, l’amour jusqu’à la haine et la haine jusqu’à l’amour, la souffrance jusqu’au plaisir et réciproquement. XIX   EX CATHEDRA - Envoûté envoûtant jusqu’à épuisement, porte-parole et porte-plume de mon envoûtante et puis au bout d’un an d’enfer éternel l’intrusion miracle de ce sauveur désenvoûtant qui fait s’enfuir tous les désenvoûtés du cru. XX RETOUR A LA SOURCE - Retour à la vie dite normale, au sommeil dépressif, trois séjours chez mon extraordinaire sauveur et son extraordinaire épouse pour me resauver, m’inculquer l’abc du vrai savoir, me redonner d’autres anciens de mes noms. XXI    PENTECOTE - L’apôtre Philippe écrit à l’apôtre André, Isis à Horus, tout se retrouve unité, harmonie, le surréaliste est simplement vrai. Faute de pouvoir me hisser à leur niveau, mes bienfaiteurs m’abandonnent non sans m’abandonner le nom de plus sauveur encore qu’eux. EPILOGUE       L’AVATAR ! - Découverte de l’Avatar de ce temps, Sathya Sai Baba. Plus happy end que ça, tu meurs !

***

  Villanelle   Petite Fleur   Que connais-tu de la vie, Petite fleur des trottoirs? Un rien de rêve et de lie.   Rêve qui tombe en roupies Au fond du sexe tiroir, Que connais-tu de la vie?   Si fondante sucrerie, Si commode dévidoir, Ton rien de rêve et de lie.   Délice de l'infamie Pour solvable désespoir, Que connais-tu de la vie?   Pour tous tes courbes jolies, Leur fugitif réchauffoir, Leur rien de rêve et de lie.   Les sans collier se marient Un instant dans ton boudoir, Que connais-tu de la vie? Un rien de rêve et de lie.   ***     HESBAYE   Oh, ces longs chemins creux aux mouches vagabondes, En grappes d'un instant faisant danser l'été ! Oh, ces longs serpents-là, entre deux vagues blondes Ployant sous les vaisseaux de rêves trop blessés !   Oh, laisse-moi, Hesbaye, errer dans tes errances, Au fond de tes talus piétiner des mots vains, Etrangler mes sanglots dans tes nœuds de silence, Achever pas à pas des désespoirs sans fin.   Oh, ces douces fourmis et ces chaudes orties Et ces ronces m'offrant leurs bracelets de sang Quand des moineaux par deux cruellement pépient, Frétillant tout joyeux en éternels amants !   Oui, je muse avec toi, bourdon hélicoptère, Ce chant qui n’est jamais qu’un prénom obsédant; Je vole, papillon, sur des vents de chimères, Au gré des soubresauts de souvenirs brûlants.   Je veux mourir, Hesbaye, orgueilleux solitaire, Comme meurent tes champs, sans un cri, sans un pleur ; Je veux mourir fidèle aux fêtes de naguère, Comme eux tous, sous les coups de monstrueux moteurs !   ***   Elle   Tous les bons villageois allaient donc à la messe Le dimanche et montraient d’un grand doigt la putain. Tous les gars du village allaient à la putain, Dimanche ou pas, avant, pendant, après la messe.   Tous sauf un, ce rêveur croulant sous l’idéal, Cet habile cachant sous beaucoup de timide Un cinéma d’enfer plein de désirs putrides, Bien saint masturbateur rongé de viscéral !   Tout en sobre dédain, tout en noble apparence, Tout en sages reculs, tout en mots sirupeux, Au seul nom de l’infâme il n’était plus que feu Et son cœur, plus que ventre en folle turgescence !   Il crut pourtant lutter aussi longtemps qu’il put, Aussi longtemps qu’il sut se gaver de chimères, Aussi longtemps qu’il crut pouvoir s’en satisfaire, Mais toujours plus déçu, mais toujours plus féru…   L’on ne vit pas courir la fougue juvénile, Un soir de jeux de pieds à l’idole tévé, Là-bas au petit bois, tout noir, ensorcelé, Là-bas chez la putain et ses fêtes reptiles.   Travesti en coquin, poèmes sous le bras, Il fut bien étonné, le clandestin trouvère, De rencontrer là-bas, sur un lit de fougères, La beauté elle-même en son vivant éclat !   Le sourire d’un ange et le corps d’une fée Etaient là devant lui, magiquement offerts, Quand il n’aurait voulu que le sombre pervers Et la molle langueur d’une bête enfiévrée.   Alors il ne fut plus que flot d’alexandrins, Pour un peu malgré lui, très près de se maudire. Le bouquet impromptu fut cueilli d’un grand rire Qu’il prit, lui, pour offense à son verbe divin.   La charmante charmée, il la vit plus que sotte, Plus que perfide aussi sous le faux ingénu. Rut rageur et vengeur, alors il n’y tint plus, Il la voulut festin, l’insolente falote !   …/…    Elle qui n’en avait jamais ouï aucun, Tous ces vers tout soudain l’avaient loin entraînée En des âges moyens de princesse enjôlée Par aubade sans fin de tendre baladin.   Sur ce qui n’était plus qu’une céleste joie, Un fauve se jeta qui venait de griser, L’ex-putain s’écroula sans pouvoir résister, Trop à vouloir aimer le chasseur de sa proie !      Tout réjoui déjà de raconter un brin Aux copains son exploit l’intronisant canaille, Le consacrant comme eux connaisseur en tripailles, Vite assouvi, vite parti, le fier gredin !   Elle pleura un peu, la rose à peine ouverte, Aussitôt refermée, qui n’oublia jamais Ni la foudre d’amour ni l’horrible forfait, Qui n’alla plus au bois des lourdes découvertes.   Le mâle instinct se mit trop tard à repenser, Lui qui avait fait reine une facile garce Et tout autant jouet de la plus sombre farce, Le mâle instinct se mit trop tard à regretter.   Un gars point trop vilain de la ville voisine Vint à passer par là et la trouva sympa, De deux baisers légers, lui qui ne savait pas, Il lui guérit sitôt sa haine masculine.   D’une fort grande messe il en fit sa moitié, Depuis lors, paraît-il, tout les gens du village Montrent du doigt le bois de tous les vils saccages Où se pendit un soir un poète anémié.   Depuis lors, paraît-il, y séjourne un fantôme Pleurant un long chagrin serti d’alexandrins, Cherchant par les taillis, une rose à la main, Un poignard dans le cœur, comme un autre fantôme…   ***   Poésie   Couplet 1   Sans gloire, sans exploits, sans nom, sans croix, sans fard, Je suis ce héros-là qui pour tout étendard Aux yeux a une larme et au front une ride. Celle-ci se fatigue et l'autre voit le vide. Je suis ce pauvre-là, riche d'une beauté Qu'il s'arrête à chercher et qu'il vient d'effleurer. Je cherche celle-là, et misérable, et drôle, Je la sais tout partout mais toujours je la frôle.   Récitatif I   - Qui es-tu ? Qui es-tu ? - Je suis rêve trop vrai.  - Si loin me sembles-tu, et tout autant si près.  - Je dépasse l’espace, indicible magie, Tout autant je blottis dans le cœur ma féerie.    Couplet 2   Je suis le jour sans nuit, je suis la mort qui vit, Le silence qui parle et l’arbre qui sourit. Je suis tous les pouvoirs, tous les imaginaires Et qui me berce en lui entre dans mes mystères, Car je suis le réel de l’au-delà des yeux, Cet infime infini qui déborde des cieux. Je suis l’essence pure après quoi tu soupires,
Le nectar provoquant le plus sain des délires.   Récitatif II   - Pourrai-je jamais être un peu ce que tu es ?  - Ce que je suis, tu l’es mais point tu ne le sais. Laisse fleurir ta plume en mille fantaisies, Je saurai les perler de secrète harmonie.   Couplet 3   C’est que je règne là où s’amusent les mots A rimer deux par deux pour jouer à l’écho. J’allume en leur creuset l’étincelle subtile Qui les fait ravissants, à l’amour si dociles. Alors s’écoule d’eux le suc de ma douceur, Alors brille par eux un peu de ma splendeur. Ainsi, mine de rien, je vous lisse la vie, Moi que mes amoureux appellent Poésie…

Commentaires


Quelques critiques   Plaquette Il bruine un peu, poésie   Cher poète, Je crois que vous êtes réellement poète, habité par la poésie. J’aime surtout – pas pour le sujet, pour le langage – les vers de « Putains ». C’est fauve et violent, juste et neuf. L’allitération « Le vin de vie des vignes vaines » est excellente, et l’âpreté du ton. Inventez-vous votre langue, travaillez serré, ne ressemblez à personne, avant tout bon courage. (Rendez-vous dans un an !) Tout en sympathie, Pierre Seghers, poète éditeur, 23.11.1972   Corps à coeur, poésie.   Etrange homme que cet André Streel, et qui nous surprendra toujours... Excessivement bien doué et se jouant des règles et des formes fixes, égrenant rondeaux, villanelles, ballades, pantoums sans effort apparent, sans rien qui pèse ou qui pose ; passant, en un instant, du ton des troubadours à celui des romantiques; pratiquant la poésie la plus légère à côté de la plus profonde ; en équilibre stable sur les lignes de crête les plus acérées ; abordant les thèmes apparemment les plus divers. . . Mais sous le vernis un peu grinçant de l’humour, de la sensualité, une sorte d’âpreté, de tristesse profonde, ainsi dans ce superbe poème où il s’adresse à sa mère, dans cet autre tout barbelé où il célèbre la Hesbaye, Je veux mourir Hesbaye, orgueilleux solitaire,  Comme meurent tes champs, sans un cri, sans un pleur. Je veux mourir fidèle aux fêtes de naguère, Comme eux tous, sous les coups de monstrueux moteurs ! Un recueil qui vous touche, vous interpelle, ne peut vous laisser indifférent; qui ravira ceux qu’enchantent les rythmes anciens aussi bien que les écorchés de la vie. Revue Reflets Wallonie-Bruxelles N° 11 septembre 2007 Joseph Bodson   J’ai beaucoup apprécié la poésie de Corps à cœur, ce tour de main (ou plutôt de plume) à la fois classique dans la forme et moderne dans le ton, l’inventivité verbale de la construction, le côté villonesque aussi et les images. Bravo. Le roman, Juste avant l’aurore terrestre? Allégorie, légende ou poésie en prose est du même tonneau, emporté, aérien, un peu fantasque et fantastique mais très agréable à lire. Jean Jour, critique, courriel 2007   Avec grand plaisir, j’ai lu votre recueil “Corps à cœur”. Il y a un “ ton”, ce qui est important. J’aime ce mélange de sentences, de jeux autour des mots, de climat poétique. J’aime aussi l’utilisation des formes « classiques » et plus anciennes de la poésie : elles continuent à nous présenter les réflexions, les descriptions, les états d’âme. L’amour est pudique. L’inconnue suggérée comme dans « Nombreux sont les pays, hasardeux les chemins. A l’ombre de mon cœur vit un certain visage, où que flânent mes yeux, je ne vois qu’une image. » J’ai un faible pour le poème ramassé de «Que fais-tu là dans l’illustré ? », original et amenant l’interrogation en soi ! Jacques Mercier, Rtbf, courriel 2007   Vers de terre, poésie   Etrange impression, celle que produisent ces vers à la métrique très classique, très régulière, et les propos pince-sans-rire, le vocabulaire parfois familier, où le style noble côtoie l’apostrophe bouffonne. Mélange bizarre de gueulantes dignes du Chat Noir et de règles strictes que pourraient couronner les Académies de Jeux floraux : tout cela fait un cocktail assez détonant. Bref, des vers que Maurice Rollinat ou Charles Cros n’eussent pas désavoués, et qui pourraient entrer dans une anthologie du bizarre, de l’inattendu. Une pièce comme Clown témoigne d’une grande virtuosité verbale, d’un sens aiguisé du rythme en même temps que d’une sensibilité un peu décadente, à la Jules Laforgue, qui est loin d’être sans charme. Bref, un personnage qui peut paraître anachronique en ce siècle où le banal tue l’originalité, une sorte d’albatros échoué sur un étang de vase pourrie. Des défauts ? Il y en a, bien sûr, un penchant un peu trop poussé pour l’anecdote, une prolixité trop grande. Un peu trop d’éloquence, et même de grandiloquence, un goût immodéré du calembour… Mais cela n’empêche, encore une fois, que ce recueil renferme bien des beautés. Reflets, N°16 juillet-août 2008, Joseph Bodson     L’homme cosmique, comédie   C’est une pièce assez déroutante, à la fois par votre humour et vos idées philosophiques. Vous êtes bourré de talent et votre écriture est remarquable, mais il me semble que c’est dans la poésie que vous êtes le plus à l’aise. Joseph Bodson, lettre du 02 01 2009   Etrange personnage qu’André Streel, et que...son personnage, si les deux font bien deux. Car c’est bien le même personnage qui revient, d’une autobiographie à l’autre, d’un recueil de poèmes à une pièce de théâtre. Une biographie toute traversée d’épreuves en tous genres : accident, déboires financiers, drogue, passage par les sectes, ésotérisme. . . Et toujours la même foi profonde en un destin qui nous dépasse, dont le mystère nous échappe, comme si, de temps à autre seulement, nous pouvions passer la tête par-dessus les nuages qui nous cachent la réalité vraie.     L’intrigue, en cette pièce, tient à la fois de la comédie de boulevard (en apparence seulement), mais le trio classique est bouleversé, puisqu’il s’agit ici du héros, de son amant et de son amante. Le comique y tient une certaine place aussi, par la visite des gendarmes, après celle des huissiers. L’un des gendarmes se “convertira” d’ailleurs à la vérité et sera à la source du happy end qui terminera la pièce. Comique aussi par le personnage très sympathique et très drôle de Madame Mélanie. Et puis, il y a ces jeux de mots, cet humour d’André Streel, mi-figue mi-raisin (mi-fugue mi-raison?) parsemant dialogues et monologues. Il est vrai que la pièce est parfois un peu statique et manque de mouvement, lors des longs monologues du héros. Mais n’est-ce pas le propre des anges, et ne sommes-nous pas ici dans un monde un peu irréel, comme les prisonniers de la caverne de Platon, sur le point de retrouver leur liberté de vision? Revue Reflets N° 19 – mars/avril 2009 – Joseph Bodson

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