FRANCEUS Michel


Biographie

L‘animal n’est pas activement recherché.
Il est plutôt gentil, pas farouche ni bavard.
Néanmoins,
il est conseillé de ne pas l’alimenter en débats psychdramatiques ni querelles politiciennes; il deviendrait alors inutilement agressif.

Origine : né dans le textile à une époque où la laine nourrissait la plupart des ouvriers de la région.
Ossature : vertébré, colonne romane.
Activité passée : prof de français, d’italien et d’espagnol à Mouscron (Sainte Marie), de critique littéraire et information culturelle à Bruxelles (Ihecs) et Lille (ESJ).
Activité actuelle : Échevin des affaires culturelles de Mouscron et Président de l’Intercommunale d’étude et de gestion.
Signe particulier : marqué au fer rouge par le conflit entre les idées et la pratique, individuelle comme collective.
Ecrivains préférés : Camus, Gary, Soljenitsyne, Kundera, Buzzati, Tabucchi, Ruiz Zafon.


Fiche signalétique issue de La Calomnie, L'Âne qui butine.

Bibliographie

La Courte paille. Éd. des Beffrois, 1984.

Un Homme A La Rue. Miroirs, 1992.

Mouscron et l'enfance de son art. Les Services Culturels de la Ville de Mouscron, 1997.

L‘annonce à Guevara (théâtre). 2006.

La Calomnie. Mouscron : L’Âne qui butine, 2012.

 

 

Textes


Commentaires


Auteur de quelques romans et recueils de poèmes, Michel Franceus s’est toujours intéressé à d’autres expressions artistiques, comme la musique et la peinture. L’échevin des Affaires culturelles, épris de littérature, est par ailleurs secrétaire de la Fondation Paul Delvaux. Sa passion pour la langue italienne, qu’il a communiquée à de nombreux étudiants, l’a conduit une dizaine de fois vers la ville de Florence. C’est en la Galerie des Offices qu’est exposée la célèbre peinture de Sandro Botticelli, « La Calomnie d’Apelle ». Cette œuvre de la fin du XVe siècle a inspiré l’écrivain.


Face à Fiorella, qui lui rappelle la silhouette de La Vérité, l’une des femmes du célèbre tableau, un professeur d’histoire de l’art n’hésite pas. Il lui demande de poser pour lui seul, afin d’être, comme l’artiste, en présence du modèle admiré. Cet accord entre l’érudit d’âge mûr et une jeune révolutionnaire du mouvement Fuoco d’estate ne sera pas sans lendemain. L’Italienne exilée à Hérinnes obtient, grâce au vieil homme, un poste d’assistante en librairie. Elle s’installe à Tournai, en bord d’Escaut, et son itinéraire aurait pu s’arrêter là, en compagnie d’un ami ornithologue. Mais l’urgence d’exister davantage se réveille.

« Le thème du livre, c’est une question qui m’a toujours préoccupé », confie Michel Franceus. « Celle de l’opposition, et donc aussi de la complémentarité, entre l’idée et l’action. Un groupe rêve d’agir, et son projet part en pétard mouillé. Fiorella tend vers une vie rangée mais ce n’est pas possible, tant sa pensée est forte. Le professeur aurait aimé peindre, il ne peut qu’analyser les œuvres. »

C’est à Tournai que l’auteur fait évoluer quelques solitaires. Leurs échanges sont nourris de recherches et d’espoirs, de vérité intérieure. « Ils ont un regard différent de ceux qui ont une vie sociale intense, ils sont sans cesse en dialogue avec eux-mêmes », dit encore l’écrivain. La libraire, Célestine, s’attache à une collection de cartes postales anciennes et à son amour du métier. Godefroid, l’ornithologue, relie nature et spiritualité.

L’esthète n’a jamais pratiqué l’art de peindre, qui l’attire intellectuellement, et qu’il ne cesse de confronter à la page, en vue d’articles et de conférences. Et Fiorella se saisit des couleurs et des nuances pour entreprendre une toile.

« Elle, c’est un personnage fort, comme celui de Botticelli, La Vérité. Elle incarne des valeurs qui sont les nôtres, en Occident, depuis toujours. Et nous souhaiterions tous que le monde soit comme elle. »

 

Françoise LISON, extrait de l’article Comme un fleuve, de l’Arno à l’Escaut, 18 septembre 2011, disponible en ligne : <http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20110920_00047283>.

 


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