MISEUR Claude


Biographie

Né à Bruxelles en 1953 de parents curieux des arts de la parole comme des arts plastiques. Après des études classiques, entame le Droit en quête de philosophie mais, par besoin de création, suit les cours de peinture dans l’atelier de Marthe Wéry et Pierre Carlier. Baigné dans la poésie depuis la tendre enfance par une mère qui récite et déclame poèmes et pièces de théâtre en faisant son ménage (Denise Miseur-Recour - 1er prix de Conservatoire - cours d’André Debar), écrit des textes poétiques remarqués par Jane Tony et aussi entre autres, par Pierre Seghers qui l’encourage à poursuivre. Est membre du Pen Club, du « Grenier Jane Tony » et adhère au « Cercle de la Rotonde ».

 

Bibliographie

- Variations et Sortilèges – aux Editions Novelas. Livre d’artiste illustré par Patrick De Meulenaere. - En recherche d’éditeur pour : Ces mots que la rosée déchire. Textes publiés régulièrement dans diverses revues : Les Elytres (Bruxelles), Les Chemins de Traverse (Fr), Traversées (Virton), Bleu d'encre. "Paroles en archipel" in Le Journal des Poètes, n°3, 2012.

Textes


  Dans l’encre de l’estampe s’effondre l’illisible d’un battement d’ailes.   Lucioles aveugles gréements infirmes dans la lumière soudain vive cédant désir à l’appel diffracté du vide.         Mirage de colombes je ne sais qui s’approche et me toise appelle de la rive dont les arbres se taisent, où rien n’est dévoilé.   J’aborde le territoire d’une peur qui défait l’étendue. Le bois des offrandes cède sous un crachin de souffrance.   Les mots frissonnent et squattent le peu de divin qui flotte à la dérive.         Passeur d’âmes gardien des limons où les courants s’annulent   sois le brisant des mots sur ce rivage vain où les leurres patientent comme autant d’appâts de sable.         Traversée de la langue dans le sillage de grands oiseaux qui tanguent jusqu’à l’avarie.   Laisser à quai ballots de mémoire étoiles pour tout bagage en torches affolement d’un nuage au creux des mains pour toute pluie.  

 

Septembre 2011         à Jacques Demaude   Va bouche bée dans la stupeur d’oser le chemin qui n’offre aucun séjour.   À quelle promesse dérobes-tu la sève, l’utopie de ces mots titubant de silence ?   Érodes-en les parois entame le cantique d’une langue à toi seul apparue. Remonte pour nous le souffle de la nuit où s’embrasent sans voix des éboulis de prières.   © Claude Miseur Juin 2011

Commentaires


À propos de Variations et Sortilèges :   Claude Miseur, baigné dans la poésie depuis l’enfance, est resté longtemps discret sur ses propres écrits, remarqués par Pierre Seghers dès 1975 : « Langage limpide pour une extrême exigence ; cela coule de source ». Publiant sur son blog http://www.123website.be/Claude-Miseur, et en quelques revues comme "Traversées", il vient de sortir son premier recueil « Variations et Sortilèges » aux éd. Novelas, avec des encres légères, enlevées, de Patrick De Meulenaere. Échos à la nature, entrelacs d’émotions et d’images raffinées, ces poèmes ouvrent de vrais espaces où se rafraîchir : Une source impatience / pousse un sang de vanille / vers le puits de lumière / jusqu’au duvet moussu / de nos métamorphoses. Ce mince recueil offre quelques poèmes brillant de simplicité et de grâce ; invitant à découvrir l’œuvre d’un orfèvre de la parole, infiniment patient.  
  Marie-Clotilde Roose (Le Cercle de la Rotonde)   *   Variations et Sortilèges est un ouvrage au tirage limité, aux belles illustrations. Claude Miseur et le dessinateur P. De Meulenaere y déclinent l’été, avec les mots du désir pour investir la page. Il y a ici, une étreinte du vent, des lèvres chaudes. Un merle pressé de confier à la nuit … C’est plein de sève, de sucs, d’ors, et le poète dans le sursis de l’ombre se préserve un abri pour son cœur. Une élégante écriture, traditionnelle sans doute, mais au timbre qui sonne vrai, qui résonne de cœur.   « Poètes du rien, si essentiels » in Poésie – panorama – Le Journal des Poètes – n°1 - 2013   Philippe Leuckx   *   À propos de quelques poèmes de Claude Miseur : 

Pour le poète Claude Miseur, les mots suggèrent plus qu’ils ne décrivent : « la phrase » se voit « dévêtue / des mots imprononcés ». Ils glissent sur « le versant/ non formulé du monde », résonnent de « l’écho/ démesuré du temps ». Le regard du poète, traverse au-delà des apparences, l’existence mouvante des signes. Claude Miseur nous fait partager ce sentiment étrange qui saisit le poète. « Les mots frissonnent / et squattent / le peu de divin / qui flotte à la dérive. Le monde s’éclaire un instant du choix de l’auteur de « retenir / peut-être habiter / quelques gestes / avec amour. » On devine « cette transaction secrète », selon l’expression de Virginia Woolf, entre les sentiments du poète, ce qu’il ressent profondément, et l’univers où il immerge sa plume pour en extraire le poème. Claude Miseur appartient ainsi à la famille des auteurs qui nous font croire, qu’en ces temps troublés où l’éphémère exerce son emprise, la poésie apporte sincérité et gravité à la littérature. En cela elle demeure nécessaire.   Dominique Aguessy Bruxelles, 16 avril 2012

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