POSNO Pierre


Biographie

Pierre Posno est né à Etterbeck en 1940. À 19 ans, il traverse seul l'Arctique européen, à pied ; à 20 ans, il gravit de nombreux sommets des Alpes. Il fait des études de sociologie, d'ethnologie et de sciences politiques à l'Université libre de Bruxelles, qu'il réussit avec « Grande Distinction ».

Assistant de Jacques Maquet, alors professeur d'anthropologie à la Sorbonne et à l'Université Libre de Bruxelles, puis Chairman à l'Université de Californie de Los Angeles, et devient son assistant. Il poursuit des recherches en anthropologie économique. Après plusieurs mois de séjour en Laponie, il publie sa thèse de doctorat : Les Saames d'Enontekiö. Il travaille sur le terrain en Afrique. En 1983, il devient consultant indépendant et développe des outils qui sont de véritables doctrines de formation et d'animation, mettant l'accent sur l'humain. Il publie un livre en 1985 : Vendre, ça s'apprend, aux Éditions Marabout, qui résume sa technique de formation et sa sensibilité de psychologie aiguisée à la pierre de touche du terrain.

Bibliographie

Pierre Posno a publié, tout au long de sa carrière de nombreux articles, monographies, dans les domaines de la sociologie, psychologie et marketing.

Après ses premiers poèmes parus dès 1965, dans la revue Marginales (celle-ci est disponible au Centre de Documentation François Bovesse et consultable sur place), il publie:

  • Chute verticale, Bruxelles, Éditions P.I.C., 1967.
  • Des choses et d'autres, Editions Saint-Germain-des-Prés, 1972.
  • L'estive, Editions Saint-Germain-des-Prés, 1985.
  • Les nudités d'ailleurs, Editions Dieu Briochart, 1992.
  • Le temps se ferme, L'Arbre àparoles, 2002.
  • Le presque rien, L'Arbre à paroles, 2009.
  • Juste pour un instant, L'Arbre à paroles, 2015.

Il reçoit en 1967, le Prix Orphée pour Chute verticale.

Textes


Chute verticale [extrait]

Sur ton corps
La mer a laissé des traces.
Ce sont mes larmes.
[…]
Tu es de l'autre côté de l'horizon
Mais ta vague est sur mon cou.
Il faut que je la porte.

Être près des choses. Ne pas partir.
Regarder.
Prendre la terre. La murmurer.
Faire le tour.
À petits pas perdus.

Écouter l'instant.
Savoir rester.
Retenir la saveur des courbes.
Se glisser sous l'automne
Avec un léger silence
Et sans emphase.
Attendre sur l'eau.
S'incruster sous les ailes.
Jouir du feu.
Graver sur un sein
L'aquarelle d'un visage.
Poser ses larmes.
Se tenir du bout des doigts
Aux lèvres aimées
Quand on peut.
Étreindre la rosée du froid
Et se taire
Comme un arbre.

Être près des choses. Ne pas partir.
Regarder. Revenir.
Pénétrer par la tige.
Et puis s'élargir.

Je suis venu pour te connaître.
Je suis venu avec le mauvais temps.
Viens,
Rentrons.
Ton odeur est mouillée.

J'ai joint mes lèvres aux lèvres des oiseaux
Et j'ai bu la sève lentement.
[…]
Nous rêvions à marée basse.
Je t'aimais de mots inconnus.

Les oiseaux sont las
De chercher sur ton corps
Une île où se poser.

Et puis j'ai pris le bruit du train entre mes mâchoires
Et j'ai serré très fort
Pour ne pas pleurer.

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