NEUVILLE Guy


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O mes ailes vives.

Des collines aux plaines veinées de canaux
De la montagne aux îles choyées par les flots
Les parfums des saisons partagent le soleil et la pluie
Pour toutes les sèves des vies emmêlées.

Mais une lèpres a englué cités et beffrois mécaniques
Etouffant les flétrissures des coeurs sans joie
Oublieux de l'aurore, de l'espace et de l'oiseau
De cette flamme qui illuminait tant de soirs anciens.

O mon horizon, mon ailleurs, mon nulle part
Assez de fer, assez de feu, de tours et de ponts!
Il faut que rejaillissent les fontaines et la beauté
Car Prométhée était lumière sous l'aigle qui déchirait,

Pendus que des vents noirs entrechoquent en moi
Laissez un peu de corde pour vos assassins;
Le sable, la lumière et les bravos dans l'arêne
Boiront le sang des matadors et des taureaux!

Voguent mes songes en mes châteaux fous en ruines
Et mes cathédrales aux voûtes d'astres et de nuit:
C'est par un vitrail flamboyant d'aurore
Que doit renaître l'espoir mouillé par l'oubli.

Peut-être les prochaines vendanges verront-elles
Les hordes des guenilles de tes ombres
Pressurer sous leurs chevaux les grappes de la fête.

Que les grillons croiront éternelle et douce.

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