MISEREZ Nestor


Biographie

Nestor Miserez né à Forchies-la-Marche le 8 juin 1902, mort à Mont-sur-Marchienne le 18 août 1968 est un militant wallon et homme politique belge.

Il a fondé et collaboré à de nombreuses revues de la région de Charleroi, comme Sang nouvea ou les célèbres Cahiers du Nord qui consacra un de ses numéros à l'Art wallon depuis 1918 en 1946. Avec Octave Pirmez, il fonde à Mont-sur-Marchienne une cellule de Wallonie libre et, à ce titre, est membre du Congrès national wallon, de 1945. Il est rédacteur en chef de La Nouvelle Gazette de 1945 à 1968.   Ces nombreuses activités ne l’empêchent pas de se consacrer également à la poésie. Proche de la démarche poétique d’Albert Mockel, Nestor Miserez écrit cinq recueils : Les reposoirs du calvaire ; Climat perdu ; Poème de la rose et de la nuit ; Chœurs pour d’anciennes ténèbres ; Ce désert de ma faim) et trois essais (Francis Carco, Chronologie sentimentale, Poètes de ce temps), et publie la correspondance littéraire entre Albert Mockel et Roger Desaise. Il signe, en outre, de nombreux articles dans des revues, dans La Gazette de Charleroi et dans La Nouvelle Gazette.    Comme rédacteur en chef de La Nouvelle Gazette il met violemment en cause les responsabilités de l'État belge inactif devant les difficultés de la Wallonie, dénonce la centralisation à outrance du pays à Bruxelles, notamment lors de l’Expo 58, ce qui enlève tout bénéfice à l'événement tant en Flandre qu'en Wallonie. Il est cependant inquiet devant les revendications wallonnes qui vont monter à gauche après la Grève générale de l'hiver 1960-1961. C'est à un point tel qu'il ne se réclame plus du fédéralisme et rejoint le nouveau parti libéral de l’unitariste Omer Vanaudenhove. Il est élu sénateur libéral de Charleroi en 1965 et le demeure jusqu’à sa mort.
Sources bibliographiques:   Wikipédia: l'encyclopédie libre [en ligne]. Mis à jour le 20/05/10 [consulté le 26/10/10]. Disponibilité et accès : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nestor_Miserez

Levêque, Laurent. Miserez, Nestor. In : Site de l'Institut Jules Destrée. Mis à jour le 17/07/07 [consulté le 26/10/10]. Disponibilité et accès : http://www.wallonie-en-ligne.net/Encyclopedie/Biographies/Notices/Miserez-N.htm

Bibliographie

  • Climat perdu
  • Poème de la rose et de la nuit
  • Chronologie sentimentale
  • Poète de ce temps
  • Un royaume sans ombre
  • Le chant et le secret
  • Confidence d'Orphée
  • L'homme et la poésie
  • Paul Valery: Intuition et Conscience
  • Saison légendaire
  • Malgré ce peu de cendres
  • Ce désert est ma faim. [Paris] : Ed. André Silvaire, 1961. 61 p.

Textes


Et puis, la terre meurtrie, aux traces indélébiles.

Poussières anonymes d'architectures d'empires,
Blocs de boue séchée avec textes brisés,
Proverbes depuis cinq mile ans et à jamais créateurs
De cosmogonies, briques et pierres marquant l'enceinte
De cités capitales qui élèvent encore
Leurs hauts remparts de silence,
Où hurlent les hardes millénaires: l'Histoire,
Depuis peu si logiquement préméditée.

Traces superposées sous les cathédrales et les temples
Toute la symbolique du néant inlassablement recomposée,
Mais les seules traces authentiques ineffaçables,
Je le prétends, sont celles où se pose le pas des fables.
Ah! nous n'en aurons jamais assez de cette vie!
Tant d'ébauches pour tant de drames et de joies
A rêver ou à vivre sur nos propriétés imémoriales
La terre sur ces Hauts Lieux est adorable!
On la respire, on la pétrit du rien ou d'autrefois.
C'est le parfum de l'argile qui cuit,
Le parfum des falaises de genêts embrasés,
Celui du pollen qui cherche sa fleur jusqu'à l'horizon.

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