KAJDANSKI Jean-Marie


Biographie

Est né à wiers (Hainaut belge) et y habite depuis 1944. Ecrit dans le parler picard de Wiers et en français. Outre son activité poétique, Jean-Marie Kajdanski se consacre également à des travaux de recherche en matière d' anthroponymie et de lexicologie picardes.
Est membre titulaire de la Société de Langue et de Littérature wallonnes depuis 1991, membre de la Commission dialecticale de la Maison de la Culture de Tournai, d' Unimuse (Tournai) et de Froissart (Valenciennes).

Bibliographie

  • Temps d' ombres, Unimuse, Tournai, 1986.
  • A hue et à dia, Perspective, Peruwelz, 1987.
  • Après l' ombrée, La vive, Froissart, Valenciennes, 1989.
  • Marie au Blé, Maison de la Culture de Tournai, 1990.
  • Trieux à moute, dialecte et patrimoine local, Peruwelz, 1994.
  • La marelle des jeudis, Amay, 1994.
  • Mi j' ainme bin, Brunehaut, 1995.
  • Les chemins de l' arbre, Valenciennes, 1996.
  • L' habitat rural ancien des deux Vernes, Péruwelz, 1996.
  • Pour un pont..., en coll. avec le photographe Michel Gransard, Perwelz, 1997.
  • L' ome assis; èl découvérte, RTBF, Rac(h)ène pour d' mwin, 1999.

Prix reçus
  • Prix de poésie picarde de la Maison de la Culture de Tournai, 1986.
  • Prix de la poésie, Festival du Picard, Saint-Amand-les-Eaux, 1987.
  • Prix biennal de littérature wallonne de la Ville de Liège, 1989.
  • Prix des langues régionales de la Communauté française, 1999.
  • Prix du Hainaut 2000 des Langues régionales, 2000.

Textes


Le temps qu'il fait

Le jour se lève
nous n'avons pas fini de compter les étoiles
mardi   lundi
quel jour sommes-nous
des yeux rêvaient de l'aquarelle des cartes postales
demain   déjà jeudi
les deux mains se rivent à la machine
la pierre devient portland
ciment  marchand

sous la scie des toits
des bras invisibles
de jour et de nuit
habillés de bleu
attisent des feux
et les hautes cheminées
jettent au ciel leur prénom
au coup de sirène du soir
la grille entrouvre son lâcher de pigeons
rentrer léger   ailes d'oiseaux
déverrouiller la porte
la fenêtre toute grande plante son chevalet
un morceau de soleil allume les doigts
les oies du ciel dessinent l'horizon bleu
et les notes blanches
le temps perd ses aiguilles
et terre chante
l'étang aux colverts derrière la maison
verticalité des blés
bleuets et rouges coquelicots
sentier  regard  va
plus loin que la ligne des arbres
les premières étoiles
la ronde lune quelquefois

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