Que l'homme aux longs cheveux a franchi la frontière
(…)
Tu leur diras
Qu’il porte fagots de rimes et de paroles claires
Qu’il en colore les arbres et le ciel
Qu’il honore le silence des branches
(…)
Tu leur diras cela mon frère
Que le Poète est revenu
Au royaume des basses terres
(extrait de « Tu leur diras » de Guy Denis, inédit)
Robert DELIEU avec Pierre ARDITI, Théâtre Royal de Namur.
Bien cher Robert,
Vous venez de franchir la frontière sur la pointe des pieds. C’est les mains nues que vous êtes entré dans le mystère, nous laissant de l’autre côté un peu démunis.
C’est les mains nues, de même, que vous avez porté haut la poésie, partout où vous le pouviez, et que vous lui avez donné une maison, notre Maison.
C’est les mains nues, nous y avez-vous appris, que l’on accoste un poème, doucement, "à petits coups de rame" (Jules Supervielle, Hommage à la vie).
C’est riches de tant de moments précieux partagés avec vous que nous vous disons merci, cher Robert.
Merci pour ce que vous avez été. Merci de nous avoir appris à tirer le meilleur de nous-mêmes et à « faire confiance en notre nature ».
Laissez-nous vous dire combien vous resterez en chacun de nous, et combien nous vous aimons.
Hommage rendu par Catherine HAUPERT-DELLIEU au nom des élèves formés au sein de l'Atelier Poétique de Wallonie